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Regard sur le potentiel automobile de l’Afrique

Il suffit de lire ou regarder l’actualité africaine pour constater que le continent est en mouvement permanent. Les minibus bondés dans la circulation ou les bus qui transportent un nombre important de monde chaque jour.

La triste réalité est que les pays africains continuent de souffrir de systèmes de transport limités définis par des mauvaises routes et des véhicules obsolètes.

Le taux de motorisation du continent de seulement 44 véhicules pour 1 000 habitants montre le potentiel inexploité du marché automobile en Afrique. La majeure partie du continent se contente d’importations de basse qualité en provenance de nombreux pays.

Néanmoins, cette image pourrait bientôt changer. Le géant automobile allemand Volkswagen commencera à assembler des véhicules dans une nouvelle usine au Rwanda dans un futur proche. La société compte investir près de 20 millions de dollars et offrira de nouvelles voitures pour concurrencer les importations d’occasion. Elle a aussi l’ambition de lancer un service de covoiturage dans le pays.

A l’assaut du marché africain

Cette décision de Volkswagen suit celle de l’ouverture de bases de fabrication automobile en Afrique. Les revenus des populations augmentent poussant les consommateurs à rechercher des modes de transport sûrs, pratiques et durables.

Elles sont également prêtes à débourser pour l’entretien et la maintenance de leur véhicule. Cette demande croissante des consommateurs incite les entreprises à pénétrer de nouveaux marchés sur le continent africain.

Le Rwanda et le Kenya pourrait être considéré comme des candidats idéaux pour l’expansion de Volkswagen en Afrique. Avec un taux de croissance solide, une base technologique et manufacturière en progression, ces marchés se veulent porteur.

Le Nigeria, l’Ethiopie et le Kenya ont mis en place une série d’incitations dans le but d’attirer les constructeurs automobiles, notamment les allègements fiscaux des droits de douane sur les importations et la création de zones économiques pour leur emplacement plus stratégique.

Malgré les progrès, l’environnement politique inégal sur de nombreux marchés préoccupe les investisseurs potentiels. Ils préfèrent soit importer des voitures à partir de bases de fabrication en dehors du continent, soit des kits qui sont assemblés à moindre coût sans recours à des chaînes d’approvisionnement locales.

Importation de véhicules

Dans le but de freiner l’importation des véhicules d’occasion, le gouvernement du Nigéria a imposé un tarif de 70% sur les véhicules importés en 2015. La nouvelle industrie locale n’a pas été en mesure de rattraper le retard malgré l’intention politique d’encourager la fabrication nationale. Les importations étrangères bon marché pourrait dicter le succès des efforts de fabrication nationaux. Afin de relever le défi, les constructeurs automobiles du continent doivent introduire plus de nouveaux modèles à des prix adaptés au marché.

Les différences économiques ne permettent pas aux constructeurs de fabriquer des produits individuels pour des dizaines de pays africains. Cependant, les usines régionales devraient offrir aux producteurs une chance de cibler les pays voisins ayant des revenus similaires. Cela permettrait la création de nouvelles économies régionales.

Dans ce contexte, les constructeurs suivront attentivement toute expérience d’expansion vers le continent africain avec la plus grande attention.

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